CSA du 22 septembre 2026
Dernière mise à jour : 14 oct.
Réorganisation, budget, rémunérations, emplois, conditions de travail : la CGT met les sujets qui fâchent sur la table.
Charte informatique : pas de surveillance sans garanties !
La sécurisation des systèmes d’information est nécessaire, mais elle ne doit pas devenir un outil de surveillance des personnels. La CGT demande un encadrement strict des données collectées et de leur durée de conservation. Concernant l’IA, la responsabilité ne peut pas reposer uniquement sur les salariés : l’ASNR doit fournir des outils sécurisés, former les personnels et fixer des règles claires. Enfin et surtout, pour la CGT pas de charte opposable aux personnels sans règlement interne d'établissement fixant le cadre et l'échelle des sanctions disciplinaires pour les personnels.
RSU 2025 : la transparence sociale ne peut pas être un affichage !
Le RSU reste incomplet et ne permet pas suffisamment d’analyser les évolutions des effectifs, les parcours, les rémunérations ou les inégalités. La CGT exige des données réellement exploitables, notamment sur les rémunérations : une médiane ne suffit pas pour mesurer les écarts salariaux. Nous demandons des données par statut, classification, métier, ancienneté et sexe, avec une distinction entre salaire de base, primes et variables.
Budget 2027 : une alerte majeure !
Derrière un schéma d’emplois annoncé stable, la trajectoire budgétaire prévoit une baisse de 7,2 M€ en AE et 5,2 M€ en CP hors mesures de périmètre. Pour la CGT, maintenir les effectifs tout en réduisant les moyens de fonctionnement, d’investissement, de recherche ou de formation n’est pas sans conséquences. Les contraintes budgétaires ne doivent pas être reportées sur les personnels. Par ailleurs, la CGT a exigé que soit présenté l'impact des restrictions budgétaires triannuelles sur les missions et l'emploi.
Réorganisation : accompagner ne suffit pas, il faut contrôler les effets !
Le plan présenté par l’administration organise l’accompagnement de la nouvelle organisation. Mais pour la CGT, l’enjeu est surtout de vérifier dans la durée si cette réorganisation fonctionne réellement, si elle préserve les conditions de travail et si elle garantit la qualité de l’expertise, de l’instruction et de la décision.
Les 34 personnes reçues par la cellule d’écoute, dont 3 pour des situations explicitement liées à l’anxiété provoquée par les réorganisations, doivent être considérées comme des signaux d’alerte. La CGT demande un suivi des RPS, de la charge de travail, des conflits de rôle et des nouvelles interfaces entre directions.
La CGT propose un suivi intersyndical dans la durée pour analyser les effets concrets des réorganisations, rencontrer les collectifs de travail concernés, suivre les charges et les circuits de validation et identifier les corrections nécessaires.
Notre ligne est claire : accompagner les personnels, oui. Accepter sans contrôle les conséquences d’une réorganisation, non !
La CGT continuera à porter la transparence, les moyens nécessaires aux missions de l’ASNR et la défense des conditions de travail.


