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Dialogue social : la réaction en chaine ! Ce qu'il faut retenir des réunions des 9 et 10 juin.

  • 10 juin
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 jours

Le mois de juin 2026 s'annonce d'ores et déjà crucial pour le dialogue social à l’ASNR avec un programme ultra chargé qui se conclura par l'avis sur la réorganisation des directions techniques le 30 juin. En l’espace de 48 heures, vos représentants ont enchaîné un CSA extraordinaire, une F3SCT dense et une Commission des salariés, autant de réunions chargées d'enjeux majeurs. Règlement intérieur des instances, déménagements intrasite, programme de visites F3SCT, modalités de fonctionnement en période transitoire de la F3SCT, Bilan 2025 des rapports sociaux, de la mutuelle, de l'action logement : plongez dans les coulisses de ces trois instances. 


CSA Extraordinaire (9 juin) : Un règlement intérieur enfin sur les rails, mais des points d'ombre subsistent

L’objectif principal de ce Comité Social d'Administration (CSA) extraordinaire était de valider le règlement intérieur des instances représentatives du personnel (CSA, F3SCT, Commissions des agents et des salariés).  

Après un refus initial de se prononcer le 28 mai en raison d'un manque de réponses de la direction, la nouvelle mouture intègre plusieurs propositions importantes de la CGT. On note de réelles avancées sur la clarification des délais réglementaires, une meilleure participation des suppléants et la mise en place transitoire de référents locaux F3SCT.  


Le point de vigilance : Une différence de traitement dénoncée par la CGT persiste entre les représentants des agents publics et ceux des salariés lors du réexamen des textes après un vote unanimement défavorable. Vos représentants réclament une équité parfaite pour garantir que les avis de chacun pèsent de la même manière, dans l'intérêt de tout le personnel.

 F3SCT (10 juin) : Entre déménagements à Cadarache et réorganisation de la prévention

Prévue sur un temps malheureusement trop contraint par l’administration, la Commission santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT) a dû reporter plusieurs sujets complexes au 3 juillet prochain. Néanmoins, des dossiers brûlants ont été mis sur la table:  


Le grand chambardement immobilier à Cadarache : Le Schéma Directeur Immobilier prévoit de vider entièrement la zone 3 d’ici fin 2027 en regroupant les équipes sur les zones 1 et 2. Ce projet implique une cascade de micro-mouvements (DAF et DRH vers le bâtiment 625, transfert du SIPR/LR2E vers le bâtiment 108-B). Les représentants alertent sur les risques de densification des espaces, les problèmes d'isolation acoustique pour la confidentialité des entretiens RH et la conformité technique du futur FabLab.  


Un nouveau réseau de prévention : L’ASNR se structure autour de deux conseillers de prévention (l'un pour le volet Hygiène, Sécurité, Environnement et l'autre pour les Risques Psychosociaux) adossés à des assistants de prévention locaux. Si cette clarification est bienvenue , l'instance s'inquiète du manque de moyens (temps dédié, formations floues) et d'un risque de doublon conflictuel avec les missions des ingénieurs sécurité.  


Visites de sites et météo : Le calendrier 2026 prévoit des visites à Orsay (10 septembre), Orléans (1er octobre) et au Bâtiment 08 FAR (10 décembre), auxquelles s'ajoutera le bâtiment PASTIS à Cadarache en novembre suite à une demande des représentants du personnel. De plus, face aux vagues de chaleur, la direction a été interpellée sur l'urgence d'adapter les locaux non rénovés (comme au Bâtiment 08) où l'air ne se renouvelle pas correctement.  

Commission des Salariés (10 juin) : Des voyants sociaux qui virent à l'orange

La Commission des salariés s'est penchée sur les bilans d'activité 2025, révélant des réalités terrain particulièrement marquantes:  


L'Assistance Sociale en première ligne : Qu'il s'agisse de la zone Sud (forte hausse des sollicitations suite à une meilleure visibilité du service) ou de la zone Nord (situations de plus en plus complexes), le constat est le même. Les demandes se concentrent massivement autour de la santé (handicap, arrêts de travail), des difficultés professionnelles (risques psychosociaux, adaptations de poste) et des contraintes personnelles (logement, parents dépendants). Pour la CGT cet accroissement des demandes, est le symptôme d'une dégradation globale des conditions de vie et de travail.  


Crise du logement : Le bilan d'Action Logement confirme une précarisation croissante. En 2025, on comptait 43 salariés demandeurs de logement (contre 31 en 2024), pour seulement 3 relogements réussis. Face à cette pénurie, et à un système Action logement qui peine à convaincre, la CGT a demandé à l'administration de réitérée auprès de Bercy ses efforts afin d'ouvrir le parc des logements sociaux ministériel aux salariés de l’ASNR, un droit aujourd'hui réservé aux seuls fonctionnaires.  


Épargne salariale et Retraite : Si les encours globaux de l'épargne salariale progressent fortement (+42% en un an), les choix des salariés montrent une recherche absolue de sécurité et un besoin de liquidités rapide. Du côté de la retraite supplémentaire, le ton monte : la comparaison entre le régime standard "Article 83" pour l'ensemble du personnel (cotisation à 2% du PASS) et le régime ultra-spécifique des cadres supérieurs (27 dirigeants bénéficiant de 12% du PASS) met en lumière une politique de rémunération élitiste et à deux vitesses que la CGT dénoncent vigoureusement. 



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