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CSA du 26 mai 2026

  • 26 mai
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 27 mai

Réorganisations, tensions sur les effectifs et inquiétudes sur les moyens

Le Comité social d’administration (CSA) du 26 mai 2026 a mis en lumière plusieurs sujets majeurs pour l’avenir de l’ASNR : réorganisation des directions métiers, évolution des processus d’instruction, tensions budgétaires, conditions de travail et accompagnement des personnels. À travers ce résumé, la CGT alerte sur les risques liés à une transformation accélérée de l’établissement dans un contexte de moyens contraints et de fortes attentes autour de la sûreté nucléaire et de la radioprotection.

Un règlement intérieur encore contesté

Le premier point du CSA portait sur le règlement intérieur du CSA, de ses commissions et de la F3SCT. Si certaines avancées ont été obtenues après intervention des représentants du personnel, plusieurs désaccords persistent.

La CGT critique notamment :

  • les restrictions imposées aux suppléants ;

  • une centralisation excessive de l’ordre du jour au profit de l’administration ;

  • l’absence de nombreuses dispositions concrètes concernant le fonctionnement de la F3SCT.

L’administration a toutefois accepté de retravailler certaines rédactions notamment pour remettre en avant le rôle des suppléants afin de mieux respecter le Code général de la fonction publique. Le vote a été repoussé à une séance extraordinaire prévue début juin.

Un rapport à destination de l'OPECST construit sans concertation formelle

Le CSA a été informé sur la méthode de rédaction du rapport que l’ASNR doit remettre à l’OPECST avant le 1er juillet 2026 sur la mise en place de la réforme ASN/IRSN.

Pour la CGT, le calendrier imposé ne laisse que très peu de place à une réelle consultation des représentants du personnel. La CGT dénoncent :

  • une information tardive ;

  • un délai de relecture court et sans échange préalable ;

  • une méthode jugée trop descendante.

Alors même que le rapport évoque la nécessité de « construire le collectif », la CGT estime que la méthode retenue va à l’encontre de cet objectif.

Une réorganisation des métiers qui ne convînt toujours pas

La réforme des processus d’instruction a occupé une large partie des échanges. L’ASNR souhaite désormais distinguer :

  • l’instruction simple ;

  • l’instruction renforcée ;

  • l’instruction avec expertise.

L’objectif affiché est de mieux adapter les moyens aux enjeux des dossiers. Mais pour la CGT, cette nouvelle organisation risque surtout d’accentuer la pression sur les équipes et les chefs de bureau.

LA CGT alerte notamment sur :

  • les risques de surcharge ;

  • la confusion entre expertise et instruction ; expert et "sachants"

  • le manque d’outils stabilisés ;

  • les possibles impacts sur la sûreté nucléaire et la radioprotection.

La CGT souligne aussi que cette réforme traduit surtout un manque de moyens humains et financiers.

Des inquiétudes sur les directions réorganisées

Les représentants du personnel ont également interrogé l’administration sur plusieurs projets de réorganisation :

  • direction de la radioprotection ;

  • directions liées aux installations industrielles et aux déchets ;

  • direction des nouveaux réacteurs ;

  • directions territoriales et de la crise ;

  • directions de recherche et expertise transverse.

Parmi les principales inquiétudes :

  • la charge de travail des encadrants ;

  • les tensions entre anciennes cultures ASN et IRSN ;

  • la perte de mémoire technique ;

  • les risques de dilution entre expertise et décision ;

  • les impacts sur l’autonomie des équipes terrain.

La CGT insiste sur la nécessité d’un véritable accompagnement humain et organisationnel durant cette phase de transition.

Des moyens jugés insuffisants face aux ambitions de l’ASNR

Le CSA a ensuite abordé l’avis du Collège de l’ASNR concernant les moyens nécessaires entre 2027 et 2029.

Le constat est particulièrement préoccupant :

  • baisse prévue du budget de fonctionnement ;

  • réduction des effectifs ;

  • fragilisation des missions de contrôle et d’expertise ;

  • difficultés pour maintenir les activités de recherche.

L’ASNR demande le maintien des effectifs actuels ainsi que des moyens budgétaires au niveau de 2025.

La CGT partage largement cette alerte et regrette que les représentants du personnel découvrent seulement maintenant les perspectives de réduction des effectifs prévu en 2027 et 2028 (10 ETPT).

Effectifs : une légère baisse mais une forte vigilance

Entre janvier et avril 2026, les effectifs de l’ASNR ont légèrement diminué. Les sorties restent supérieures aux recrutements malgré un turnover encore limité.

Pour la CGT, plusieurs signaux doivent être surveillés :

  • difficultés croissantes de recrutement ;

  • réorganisation générant de l’attentisme ;

  • tensions sur les ressources humaines ;

  • risques psychosociaux insuffisamment pris en compte.

Le syndicat rappelle toutefois que la situation ne justifie pas encore d’alarmisme immédiat, notamment grâce aux recrutements en cours.


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