CR de la F3SCT du 28 avril 2026
- 30 avr.
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Dernière mise à jour : 4 mai
Une instance à construire, des enjeux déjà bien identifiés
La première réunion de la F3SCT du 28 avril 2026 s’est tenue dans un contexte symbolique, à l’occasion de la journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail. Si cette installation marque une étape importante dans la mise en place des nouvelles instances issues de la réforme, elle ne doit pas masquer l’ampleur des défis à relever.
Dès l’ouverture de séance, le cadre est posé. Cette nouvelle instance devra jouer un rôle central dans la prévention des risques, l’amélioration des conditions de travail et le suivi des situations individuelles et collectives. Mais à ce stade, tout reste encore largement à construire.
Une mise en place des responsabilités avec une ambition CGT d’équilibre
La désignation des différents rôles au sein de la F3SCT a donné lieu à des échanges entre organisations syndicales, révélant la nécessité de trouver des équilibres dans la représentation.
La CGT a fait le choix de soutenir certaines candidatures afin de garantir une représentation cohérente des différents sites et des différentes composantes de l'ASNR (contrats public/privé, égalité femme-homme).
Derrière ces choix, il y a une volonté claire : éviter une concentration des responsabilités et assurer une prise en compte réelle des enjeux de terrain, notamment sur les sites les plus exposés aux risques professionnels.
Le vote a permis de désigné Charles Meurville (CFDT) en qualité de secrétaire adjoint F3SCT et Charlotte Guenault (SYNPAS FO) en qualité de secrétaire adjointe suppléante.
Cette logique d’équilibre s’est également retrouvée dans les désignations liées à la lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. La CGT a notamment obtenu la mise en place d’un poste de suppléant, afin de renforcer l’efficacité du dispositif et de garantir une meilleure prise en charge des situations.
Le vote a permis de désigné Christele Wampach (CFDT) en qualité de référente contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes et Sandrine Roch-Lefèvre (CFE-CGC) en qualité de suppléante.
Ces décisions traduisent une approche responsable de la CGT, tournée vers le fonctionnement concret de l’instance, mais elles ne doivent pas faire oublier l’essentiel : la F3SCT ne pourra être efficace que si elle dispose de moyens réels et d’une organisation adaptée et de représentants du personnel impliqués. La CGT y veillera!
Des conditions de fonctionnement encore floues
Au-delà des désignations, la question du fonctionnement de la F3SCT reste aujourd’hui largement ouverte. Le règlement intérieur présenté ne suffit pas à répondre aux spécificités de l’ASNR, notamment en raison de la dispersion géographique des sites et de l’absence, à ce stade, de structures locales dédiées.
La CGT a clairement alerté sur ce point. Dans une organisation multi-sites, il est indispensable de définir rapidement des relais locaux capables d’assurer un suivi de proximité des situations de travail. Sans cela, le risque est réel de voir l’instance se déconnecter des réalités de terrain et perdre en efficacité.
La mise en place de correspondants locaux apparaît donc comme une nécessité urgente, tout comme la clarification du périmètre des futures formations locales en santé, sécurité et conditions de travail. Sans ces outils, la prévention restera largement théorique.
Des priorités qui ne peuvent attendre
Au-delà des questions d’organisation, plusieurs chantiers concrets doivent être engagés sans délai. La mise à jour du document unique d’évaluation des risques professionnels, le suivi des accidents du travail, la gestion des alertes et des plans de prévention constituent des obligations fondamentales qui ne peuvent être différées.
Dans un contexte de transformation et de réorganisation, ces sujets prennent une importance encore plus forte. Les risques évoluent, les collectifs de travail sont bousculés, les repères changent. Il est donc impératif que la F3SCT soit en capacité d’agir rapidement et efficacement.
La CGT a également insisté sur la nécessité de planifier les visites de sites dans des délais courts. Ces visites sont un levier essentiel pour appréhender les situations réelles de travail et identifier les risques au plus près du terrain.
Une vigilance indispensable pour la suite
Les prochaines échéances, notamment la réunion du 10 juin, devront permettre d’apporter des réponses précises aux questions encore en suspens.
Dans une période marquée par de profondes transformations, la santé, la sécurité et les conditions de travail ne peuvent être reléguées au second plan. Elles doivent au contraire être au cœur des préoccupations, avec des moyens à la hauteur des enjeux.

