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F3SCT du 3 juillet 2026

  • 3 juil.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 juil.

Baromètre RPS 2026 : les personnels parlent, la Direction minimise

64 % des personnels ont répondu au premier baromètre des risques psychosociaux (RPS) de l'ASNR. Le message est sans ambiguïté : les personnels restent profondément engagés dans leurs missions, mais ils alertent sur une organisation du travail qui dégrade leurs conditions de travail. Pourtant, la Direction préfère y voir des résultats "globalement rassurants".

La CGT refuse cette lecture.

Les chiffres sont éloquents :

  • 31 % seulement des personnels estiment que les changements sont clairement expliqués ;

  • 22 % déclarent avoir été associés aux réorganisations ;

  • 43 % seulement se disent suffisamment informés sur la réorganisation de l'ASNR.

Autrement dit, une immense majorité des personnels subit les transformations sans en comprendre les objectifs ni pouvoir y contribuer.

Ce n'est pas un problème de communication, c'est un problème de gouvernance !

Les témoignages convergent : la charge de travail explose, les effectifs sont insuffisants, les urgences deviennent permanentes, la priorisation est impossible.

Plus d'un membre du personnel sur deux considère que la dégradation de ses conditions de travail est directement liée à la quantité de travail.

Ces risques psychosociaux ne tombent pas du ciel : ils sont la conséquence directe de la fusion ASNR, de l'abandon des pouvoir publics à notre propre sort !

Le baromètre révèle de fortes disparités.

Les directions les plus touchées par les réorganisations notamment la DNUM, la DFP, la DAF, la DTS ainsi que plusieurs directions métiers, cumulent déficit d'information, faible association aux changements et dégradation des conditions de travail.

Ces situations exigent un suivi spécifique et des mesures correctrices rapides.

L'administration se félicite des taux élevés d'absence de violences.

Pourtant, rapportés aux répondants, ces pourcentages représentent potentiellement plusieurs dizaines de collègues concernés par des violences sexistes, verbales ou physiques.

Une seule victime est déjà une victime de trop. La prévention ne peut pas attendre la fin de négociations interminables.

Les personnels ont répondu massivement au baromètre. Ils n'attendent pas un exercice de communication, ils attendent des décisions.

La CGT demande notamment :

  • un suivi renforcé des directions les plus en difficulté ;

  • un point trimestriel en F3SCT sur les réorganisations ;

  • des indicateurs objectifs sur les effectifs, la charge de travail, les heures supplémentaires, l'absentéisme et les signalements RPS ;

  • une véritable politique de prévention, agissant sur les causes et non sur les seules conséquences.

La santé au travail ne se résume pas à accompagner les personnels lorsqu'ils vont mal.

La véritable prévention consiste à agir sur ce qui les fait souffrir :

  • des effectifs adaptés ;

  • une charge de travail soutenable ;

  • des réorganisations préparées et expliquées ;

  • une réelle association des personnels aux décisions qui les concernent.

C'est précisément ce que rappelle ce premier baromètre RPS.

Les personnels ont parlé.

Il appartient désormais à la Direction de les écouter… et surtout d'agir.

La CGT continuera à porter ces exigences dans les instances et auprès des personnels. Parce que protéger la santé au travail n'est pas une option : c'est une obligation.

Au-delà du baromètre RPS, plusieurs autres sujets importants ont été abordés.

La CGT a obtenu la désignation de référents locaux F3SCT, qui assureront un relais de proximité auprès des personnels dans l'attente de la mise en place des futures formations locales santé, sécurité et conditions de travail (FLSSCT).

Une première visite de terrain est d'ores et déjà programmée en septembre sur le site d'Orsay.


La CGT a également réaffirmé sa demande de déploiement du registre Santé et Sécurité au Travail (SST) sur l'ensemble des sites de l'ASNR. Ce registre est un outil essentiel permettant à chaque agent de signaler toute situation présentant un risque pour sa santé, sa sécurité ou ses conditions de travail. Encore faut-il qu'il soit accessible partout et que les personnels soient correctement informés de son existence et de son utilisation.


Enfin, la CGT continuera d'exiger que les engagements de la Direction en matière de prévention se traduisent rapidement par des mesures concrètes : renforcement des dispositifs de prévention, amélioration du suivi des situations signalées et mise en œuvre effective des actions attendues par les personnels.

La santé, la sécurité et les conditions de travail ne doivent jamais être les variables d'ajustement des réorganisations. Elles doivent rester une priorité.


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